vendredi 20 janvier 2012
RATTEL Louis-François, instituteur de Grenay
RATTEL (Louis-François), instituteur de Grenay, né à Sailly-la-Bourse (Pas-de-Calais), le 16 septembre 1825.
Adresse: Rumaucourt, par Ecourt-Saint-Quentin, Pas-de-Calais.
M. Louis François Rattel est entre autres, le père du docteur en médecine d'Adjutor Agathon Joachim né à Grenay. Louis est un personnage d'un esprit plein d'originalité, d'un caractère entreprenant, d'une taille et d'une force musculaire peu commune, d'une droiture exemplaire.
Après avoir voyagé en Amérique, il était revenu faire souche au pays. Sa position était modeste, mais il tint à ce que son fils, qui montrait de bonnes dispositions pour l'étude, acquit une sérieuse instruction, et il rêva même pour lui.
Le jeune Louis Rattel fit ainsi de fortes études au collège de Saint-Pol puis au grand séminaire d'Arras, alors confondu avec le collège, où il eut de très brillants succès et fut particulièrement remarqué par M. Wallon-Cappelle, que nous avons connu vicaire-général à Arras. Sa philosophie terminée, M. Louis Rattel dut reconnaître que sa vocation ne l'attirait pas vers les ordres sacrés, mais plutôt vers la formation de la jeunesse, ce qui était un genre d'apostolat.
Entré dans l'enseignement secondaire, il fut successivement professeur au collège de Saint-Pol et celui de La Bassée. Là il se maria le 2 août 1852 à Givenchy-lès-la-Bassée avec Adèltrude Gertrude Clément de Givenchy-lès-la-Bassée (descendante de Nicolas Clément, clerc laïc à Bully-en-Gohelle). Ils eurent par la suite 9 enfants aux prénoms peu communs mais aussi avec un parcours encore moins commun : Phamélie Adèle Josèphe (1843 hors mariage), Théobald Melchior Camille (1853), Melchior Paul Béatrix (1854), Adjutor Agathon Joachim (né à Grenay en 1856), Colombe Marthe Gertrude (1859), Agathon Simon Paul (1862), Marie Adèle Ernestine (1863), François-Xavier (1865) et Protin (…).
Il se convainquit bientôt que l'instruction donnée alors dans les écoles présentait de grandes lacunes. Résolu, en prêchant l'exemple, d'apporter une méthode plus sérieuse et plus pratique en même temps dans les écoles, il entra dans l'enseignement primaire et fut d'abord nommé instituteur en 1856 à Grenay (qui n'était pas encore attaché à Bully). À Montigny-en-Gohelle, où il connut intimement M. Déprez, devenu sénateur, et tous ces hommes de valeur qui portent le nom de François Brasme, Gourlet Jules, Émile et Louis Breton. Il passa ensuite à Ecourt-Saint-Quentin, où il resta dix ans. Il fît faire de tels progrès à son école, durant ce laps de temps, que l'attention du Ministre de l'Instruction publique, M. Duruy, fut attirée sur lui et qu'il fut qualifié par le grand-maître de l'Université de « premier instituteur de France ».
Aussi, en 1870, M. Plichon, maire d'Arras, l'appela pour créer dans cette ville l'enseignement primaire laïque, qui n'existait pas. On se rappelle que, sous l'Empire, les frères des Écoles chrétiennes détenaient toutes — ou presque toutes — les écoles primaires. Il n'est pas besoin de dire les difficultés que rencontra M. Rattel dans sa nouvelle tâche. Il sut les aplanir avec tact et quand il abandonna, pour prendre sa retraite, en 1886, la direction de l'école d'Arras, qui était son œuvre, il la laissa constituée comme un groupe scolaire des plus importants.
Toutes les récompenses auxquelles peuvent aspirer les instituteurs ont été accordées à M. Louis François Rattel durant les trente-cinq ans où, comme il le dit lui-même avec humour, il a « ramé dans la galère de l'enseignement ».
Lettre de félicitations du Ministre le 18 juillet 1863 ; Mention honorable spéciale en 1864 ; Prix du Ministère de l'Instruction publique (cours d'adultes) en 1865 ; Prix donné par l'Empereur, Médaille d'or du Ministère en 1866 ; Note « excellent » à l'Exposition universelle de 1867 ; Médaille de bronze le 28 mars 1870 ; Médaille d'argent le 10 décembre 1880 ; Médaille d'argent de la Société d'Agriculture en 1875 ; Enfin officier d'Académie le 1er janvier 1883.
On peut dire que les écoles primaires du Pas-de-Calais, renommées à l'heure actuelle par tout le pays, doivent leur éclat à M. Rattel qui, par son exemple, a donné l'impulsion à ces établissements et en a élevé considérablement le niveau.
Plus de vingt mille enfants, devenus plus tard des hommes, lui doivent leur instruction et de beaucoup leur position. S'ils s'unissaient pour lui prouver leur reconnaissance, leur hommage serait plus éclatant et certainement plus sincère que celui rendu — nous en avons été témoins — à certains personnages de l'enseignement secondaire.
À Grenay, Arras, comme à Ecourt-Saint-Quentin, comme partout d'ailleurs où il a passé, M. Louis Rattel a su se faire apprécier et, ce qui est mieux, aimer. Personnellement lié avec M. de Malortie, l'éminent principal de collège si regretté à Arras, il sut entretenir d'excellents rapports avec tous.
M. Louis Rattel a passé sa retraite à Rumaucourt, près d'Ecourt-Saint-Quentin. Dans le pays, on n'a pas encore oublié combien sa mission y avait été brillante. Dans les différends, on le prend pour arbitre plus souvent que le juge de paix, et à la moindre difficulté, on vient s'éclairer de ses conseils. Il mourut chez lui le 16 septembre 1905.
Sources :
- Extrait du dictionnaire biographique des hommes du Nord : L.-F. RATTEL par Henry Carnoy , Paris, imprimerie de l’Armorial Français, G. Colombier (copie fournie par Mr et Mme Hulot d’Ennetière en Weppes transcription et travaux par Denis Caron de Bully-les-mines
- Rapports et délibérations - Pas-de-Calais, Conseil général -Conseil général du Pas-de-Calais (Arras)-184?
Article : Denis Caron
Voila une famille emblématique qui pourrait faire le thème des futurs Géants de Grenay !!!
La première école Grenaysienne était dans un bâtiment d’ un corp de ferme loué à cet effet.
Avant la guerre 14/18 l’école de Grenay, se tenait provisoirement dans une pièce de la mairie qui était alors derrière l’église Notre Dame du Mont Carmel. (photo Denis Caron)
RATTEL Théobald Melchior Camille
RATTEL Théobald Melchior Camille né à Givenchy les La Bassée (Pas de Calais) le 5 novembre 1865, pharmacien.
Adresse : 54, rue des Trois-Cailloux, Amiens
Fils de M. Louis-François Rattel, instituteur de Grenay et frère du docteur J.-A.-A.Rattel (article suivant) auquel nous avons consacré précédemment des articles biographiques. M. Theobald RatteI, ses études terminées au collège d'Arras, fut, dans cette ville, l'élève de Gossart, un chimiste aussi modeste que distingué. Disons en passant que l'on n’a pas su rendre au mérite de ce savant la justice à laquelle il avait droit. Il est mort obscur comme il avait volontairement vécu.
M. Theobald Rattel vint exercer la pharmacie à Amiens, et il le fit assez heureusement pour être aujourd'hui le plus populaire des pharmaciens de la Somme.
De plus en plus attaché à la terre picarde par suite de son mariage avec une Amiénoise, il a voulu témoigner, en dehors de ses devoirs d'état, sa sympathie à la population qui l'avait si bien accueilli. Aussi s'est-il donné pour mission de taire connaître une des corporations les plus intéressantes d'Amiens. De cette idée est né l'ouvrage qu'il fit paraître en 1890 sous le titre : les Hortillonnages d}'Amiens ou l'Art de transformer les marais insalubres et improductifs en saines et riches cultures maraîchères Yvert et Tellier, Amiens). A côté d'une partie scientifique qui lui a valu deux Médailles de vermeil de la Société des Agriculteurs de France et de la Société d'Horticulture de Picardie, au concours international d'Amiens (juin 1890), nous trouvons, dans cet ouvrage fortement pensé et élégamment écrit, une partie documentaire archéologique plutôt — du plus haut intérêt, pour laquelle il a trouvé de précieux renseignements auprès de M. Decaix-Matiias, maire d'Amiens de l'époque.
Nous n'apprendrons pas à nos compatriotes ce que sont les hortillons M Th. Rattel les a pris dès le moyen-âge pour-les amener à notre époque, en décrivant leurs mœurs, leurs travaux, leur costume, leurs délassements, leurs fêtes, leur organisation corporative et jusqu'à leurs croyances. Il prend sur le vif l'hortillonne, et nous décrit, d'une plume très littéraire, le départ de la famille pour les aires, la descente de la Somme, le port d’Amiens, le marché sur la place Parmentier, le retour du marché, l'intérieur du ménage. M. Th. Rattel fait vivre sous nos yeux ce monde de travail, leurs humbles et utiles et nous le rend profondément sympathique.
Il termine son étude par de sages conseils qui rappellent ceux exprimés si naïvement par Crinon dans sa pièce : Restons au village, et, s’adressant aux hortillons, il leur dît :
« Ne quittez jamais les hortillonnages. Ne lâchez pas la proie pour l'ombre…
« Restez hortillons, c'est-à-dire laborieux, probes, ouverts, vifs comme poudre, un peu têtus, intéressés, car l'argent c’est dur à gagner.
« C'est vous qui êtes le Franc-Picard d'autrefois... L’hortillonne est restée le type de la femme française dans son adorable vérité. Grassouillette, blanche, aux yeux doux et piquants, le nez railleur, les lèvres un peu épaisses s'ouvrant à la gaité.
«Conservez vos anciennes alliances, vos antiques usages, votre vieux costume, votre patois picard qui a servi à former la langue des académiciens... »
Avis aux corrupteurs de notre vieux langage.
M Th. Rattel est devenu, comme héritier de M. Pouy, le savant picard bien connu, possesseur de la bibliothèque la plus complète de la Picardie pour l'histoire locale et pour celle de toute la région du Nord. Bien des chercheurs ont recours à l'affable obligeance de M. Rattel pour consulter des ouvrages uniques dont il est l'heureux propriétaire. M. Pouy lui a laissé également une collection de tableaux, de curiosités et, d'antiquités d’une valeur considérable.
Son attachement pour sa ville d'adoption n'a pas fait oubliera M. Rattel le pays natal. Dans ses recherches à Givenchy. Il a découvert une source d'eau minérale à haut rendement qu'il a fait approuver par l'Académie de Médecine et autoriser par l'État. Par l'exploitation de cette source, il a contribué grandement à accroître la richesse du pays.
Tous les indigents de la région peuvent user gratuitement de cette eau, la seul de nos pays du Nord, et qui rivalise avec celles qui sont disséminées dans tous les coins de la France.
Là encore nous retrouvons la caractéristique de cette famille de philanthropes sincères et intelligents.
Sources :
- Extrait du dictionnaire biographique des hommes du Nord : T.-M.-C. RATTEL par Henry Carnoy , Paris, imprimerie de l’Armorial Français, G. Colombier (copie fournie par Mr et Mme Hulot d’Ennetière en Weppes transcrite par Denis Caron de Bully-les-mines)
- RATTEL : Les hortillonnages ou. l'art de transformer les marais insalubres et improductifs en saines et riches cultures maraîchère. Amiens, Yvert et Tellier, 1890
mardi 10 janvier 2012
Qui était Rattel Adjudor ?
RATTEL, Adjudor Agathon Joachim,
Né à Grenay, Pas-de-Calais, le 24 novembre 1856, docteur en médecine et homme de lettres.
Fils de Louis François, Instituteur à Grenay et de CLEMENT Adèle Trude Gertrude
Épouse (mariage vers 1884) ; Mme GERARD de LUNARDI Louise Julie (°1863)
Ils ont un garçon, Louis Jules jacques né le 4 janvier 1885 à Paris 2e , qui deviendra lui aussi médecin.
Adresse personnelle en 1895 : 149, rue Montmartre Paris 2ème Adresse personnelle : 1, rue de l'Université, Paris 7ème Arr
Adresse du dispensaire (fondé le 15 septembre 1889) : 6, rue Bailleul, Paris 1er Arr..
Le docteur Rattel descend d'une ancienne famille de Béthune. Son arrière-grand-père était notaire dans cette ville à la fin du XVIIIe siècle. Les fils de cet officier ministériel se dispersèrent dans la région et firent souche à Beuvrv et à Sailly-la-Bourse. C'est à cette dernière branche qu'appartient le jeune et éminent spécialiste dont nous allons esquisser rapidement la carrière.
Intelligent et travailleur, M. Adjutor Rattel se fit déjà remarquer sur les bancs du collège d'Arras, ou il compta de nombreux succès. À la Faculté de médecine de Paris, où l'appelait le souvenir de son parent, le chirurgien Bauchet, l'élève préféré de Velpeau, il se distingua particulièrement et fut remarqué par ses maîtres Lasègue et Léon Le Fort. Il remporta le prix Çorvisart de la faculté de médecine, en 1878, et le prix de thèse en 1883. Il se vit décerner également la Médaille de bronze des Hôpitaux.
Il reconnut de bonne heure que, pour être vraiment utile à ses semblables et pour acquérir une réelle compétence, il est indispensable de se spécialiser. N'est-ce pas la spécialisation, que les maîtres d'autrefois avaient en mésestime, qui a produit cette abondante floraison de praticiens et de savants de premier ordre qui est la caractéristique de la Science contemporaine ? M. J.-A.-A. Rattel choisit l’otologie et se donna dès lors tout entier à cette branche importante de la science médicale.
De chef de clinique, il devint médecin de l’institut national des sourds et muets. Mais bientôt, fatigué de la science officielle, il créa une œuvre personnelle que l’on peut avec jute raison, qualifier de philanthropique et qui a pris à Paris une place considérable.
Le 15 septembre 1889 en effet, le docteur J..-A.-A. Rattel fonda le magnifique « dispensaire du Louvre», établissement médical otologique, dans lequel on traite et l’on apprend à traiter spécialement la surdité, la surdi-mutité, les maladies de l'oreille et des organes connexes : le nez, la gorge, le larynx. Plus de dix mille consultations gratuites y sont données chaque année.
Chez les enfants qui fréquentent les écoles publiques, les maladies de l’oreille, du nez et de la gorge ont souvent les plus fâcheuses conséquences ; les maîtres et les parents le savent aujourd’hui ; aussi un service gratuit a-t-il été créé pour eux au «Dispensaire du Louvre », qui est devenue ainsi une sorte de dispensaire scolaire.
De nombreux médecins et étudiants en médecine suivent, sans frais, le cours pratique d'otologie, professé par le docteur J.-A.-A. Rattel. En outre, greffé sur le service médical, un cours à usage des enfants sourds-muets a été ouvert en 1892. Un professeur spécial, attaché au Dispensaire, leur donne le même enseignement que celui des établissements de l'État.
Jusqu'à ce jour, soixante-sept sociétés de secours mutuels et de prévoyance ont compris le Dispensaire du Louvre dans leur service médical. Ne pouvant les énumérer toutes, nous citerons seulement : la Société des Sauveteurs de la Seine, les Prévoyants de l’Avenir, l’Alliance Israélite universelle, l’Association amicale des Postes et Télégraphes, l’Union des Employés du Commerce et de l'Industrie de la Seine, l'Association des Voyageurs de commerce, la Sécurité des familles. Etc.. Etc.
On voit, parce rapide exposé, combien généreuse et humanitaire est l'idée qui a inspiré au docteur Rattel, la création de son Dispensaire.
Je n’ai pas encore parlé des ouvrages scientifiques dus au jeune docteur ; La liste en est longue et instructive : Mémoire sur les ictères. 1878 : c'est ce travail qui a valu à son auteur le prix Corvisart ; Remarques sur les végétations adénoïdes du pharynx nasal, traduit de E. Cresswell Baber, 1883 ; Des maladies de l’oreille, du nez, du pharynx et de quelques manières de les traiter, traduction du Mémoire posthume de E. Schalle (de Hambourg), précédé d’une préface de S. Moos (d’Heidelberg), 1883 ; Le Mécanisme des osselets de l’oreille et de la membrane du tympan, traduction du remarquable ouvrage d’Helmholtz, 1886 ; De s cornets acoustiques et de leur emploi dans le traitement médical de la surdi-mutité. 1886 ;; Appréciation et mesure de l'acuité auditive chez les sourds et les sourds-muets, 1887-, Tableau des états organiques et fonctionnels des sourds et des sourds-muets, observé et traités par l'auteur, 1802; Le cathétérisme des trompes d 'Eustachi rendu pratique par l'usage de la sonde palatométrique, 1893 ; Anatomie-pathologique de l’oreille, traduit du professeur Steinbrügge (de Giessen) , 1894; enfin les statistiques de sa clinique otologique.
En faisant connaître au public médical français les œuvres magistrales des otologistes allemands qui font autorité au-delà du Rhin, en vulgarisant leurs conceptions et leurs traitements, le docteur J. A. A. Rattel à certe rendu un éminent service, non seulement à nos étudiants, mais aussi à bon nombre de médecins.
En dehors de ces travaux de science pure, nous devons encore au docteur Rattel de curieuses Etudes ou Monographies sur Eustachi, du Verney., Va Isa Iva, Morgagni, Scharpa, Itard ; une Étude médico-littéraire sur Voltaire qui fut couronnée par la Facilite en 1883 ; L’auteur Médical inconnu, (Hiérophile) ; Un instituteur des sourds-muets inconnu (l'abbé Ferrand) ; Ne quid nimis, un élégant in-8 paru en 1894.
Le docteur Rattel publie la Revue d’Otologie, illustrée de nombreuses gravures qui en font un organe de vulgarisation des plus précieux. A cette publication, il rejoint la Revue française de l’éducation des sourds-muets, qui parait depuis dix ans, honorée d'une souscription du ministère de l'intérieur. Ces deux revues sont réunies sous un titre unique : l'Oreille.
Ses recherches continuelles devaient amener le docteur Rattel à établir de nouveaux instruments pour le traitement de ses malades ; et en effet, il a renouvelé en grande partie l'arsenal chirurgical utilisé dans le traitement des maladies de l'oreille, du nez et de la gorge. Citons notamment :
- Otoscope à éclairage électrique présenté à l’Académie de médecine par le professeur Léon Le Fort le 16 décembre 1884;
- Rhinoscope également à l'éclairage électrique ;
- Bague à éclairage électrique pour faciliter l'exploration de la bouche et du pharynx ;
- Acoumètre pour l'appréciation de l'acuité auditive ;
- Masseur à air pour le tympan, muni d'un manomètre ;
- Sonde palatométrique pour le cathétérisme des trompes d Eustachi ;
- Sonde pour l'irrigation rétro-nasale, etc.
M. le docteur Rattel appartient à cette èlite de médecins auxquels rien n’est indifférent, et qui, à l'exemple des Anciens ne séparent pas de l'étude de la Médecine celle de la philosophie et des Lettres. Son étude sur Voltaire est une œuvre de premier ordre, écrite avec un art achevé. Ne quid nimis est un recueil de pensées que ne désavoueraient pas les maîtres du genre.
M. le docteur Rattel a donné à diverses publications d'intéressants articles. Rappelons spécialement une légende liturgique du XIII siècle, Adam de La Bassée, parue dans l'Arlina des Enfants du Nord de 1895, et La Fontaine hideuse, légende artésienne publiée dans la Revue Les Enfants du Nord en 1894.
Article ; Denis Caron
Sources :
- Extrait du dictionnaire international des Médecins et Chirurgiens : J.-A.-A. RATTEL par Henry Carnoy , Paris, imprimerie de l’Armorial Français, G. Colombier (copie fournie par Mr et Mme Hulot d’Ennetière en Weppes transcrite par Denis Caron de Bully-les-mines)
- Établissement médical otologique du Dr J.-A.-A. Rattel,.... Tableau des états organiques et fonctionnels des sourds et des sourds-muets observés ou traités par le Dr J.-A.-A. Rattel –
- Le Cathétérisme des trompes d'Eustachi rendu pratique par l'usage de la sonde palatométrique, par le Dr J.-A.-A. Rattel,... -impr. de Dubuisson (Paris)-1894
- De l'Attique : ses suppurations chroniques, leur traitement par le chlorure de zinc / Édouard Duval ; précédé d'une préface avec figures par le Dr J.-A.-A. Rattel... -J.-B. Baillière et fils (Paris)-1899
- L'Oreille, anatomie pathologique, par Hermann Steinbrügge,... Traduit et publié par le Dr. J.-A.-A. Rattel,... --1894
- Dictionnaire des sourds-muets / l'abbé Ferrand ; et précédé d'une préface par le Dr J.-A.-A. Rattel,... -J.-B. Baillière et fils (Paris)-1897-
- Abrégé de la doctrine chrétienne à l'usage des sourds-muets / Abbé Ferrand... ; publié d'après le manuscrit de la bibliothèque de Chartres, par le Dr J.-A.-A. Rattel,... -J.-B. Baillière et fils (Paris)-1896
- L'Oreille, maladies chirurgicales. Traduit de l'allemand et précédé d'une préface par le Dr J.-A.-A. Rattel,... Tome premier -Paris : J.-B. Baillière et fils-1896
- Revue française de l'éducation des sourds-muets. Bibliographie internationale... -[s.n.?] (Paris)-1885-1895
- Revue internationale de l'enseignement des sourds-muets -[s.n.?] (Paris)-1885
- Des Inflammations chroniques du naso-pharynx, pharyngothérapie, par Alfred Deglaire,... -impr. de E. Jamin (Laval)-1896
- Des Causes de la durée et de la chronicité de l'otite moyenne suppurée, par Albert Marlière,... -impr. de E. Jamin (Laval)-1896
- Notice sur l'Institution nationale des sourds-muets de Paris depuis son origine jusqu'à nos jours (1760-1896) : accompagnée de documents concernant l'enseignement scolaire, l'enseignement professionnel, conditions d'admission des élèves.... et suivie du catalogue du Musée universel des sourds-muets / [par Théophile Denis] -Plon-Nourrit (Paris)-1896
- Nouveau Formulaire magistral de consultations infantiles, par le Dr H. Dauchez,... -Société d'éditions scientifiques (Paris)-1898
- Atlas-manuel des maladies de la bouche, du pharynx et des fosses nasales / par le Dr L. Grünwald ; édition française par le Dr Georges Laurens,... -J.-B. Baillière et fils (Paris)-1903
- Oreille et hystérie... -J.-B. Baillière et fils (Paris)-1901
- Suppurations du cou consécutives aux affections de l'oreille moyenne, de la mastoïde et du rocher, par le Dr Paul Collinet,... --1897
- Précis d'anacousie vocale et de labiologie, par G. de Parrel,... -A. Maloine et fils (Paris)-1917
- Bibliographie française, recueil de catalogues des éditeurs français : accompagné d'une table alphabétique par noms d'auteurs et d'une table systématique.... Tome 4 / H. Le Soudier -H. Le Soudier (Paris)-1900
- Le génie, la raison et la folie : le démon de Socrate, application de la science psychologique à l'histoire ([2e édition]) / par L.-F. Lélut,... -J.-B. Baillière et fils (Paris)-1886-1918
- Les Maladies de l'oreille et leur traitement, par le Dr Arthur Hartmann,... Ouvrage traduit sur la 4e édition (1889) et annoté par le Dr Potiquet,... -Asselin et Houzeau (Paris)-1890
- Chirurgie des voies urinaires : thérapeutique chirurgicale. / par le Dr Edgard Chevalier,... ; préface de M. le professeur Guyon,... -J.-B. Baillière et fils (Paris)-1899
- Leçons sur les suppurations de l'oreille moyenne et des cavités accessoires des fosses nasales et leurs complications intracrâniennes, par le Dr Henry Luc,... -J.-B. Baillière et fils (Paris)-1900
- Maladies du larynx, du nez et des oreilles, par André Castex,... -J.-B. Baillière et fils (Paris)-1903
- Inventaire du fonds français après 1800. Tome premier, Abbéma-Beaumont ([Reprod. en fac-sim.]) / Bibliothèque nationale, Département des estampes ; par Jean Laran,... -Bibliothèque nationale (Paris)-1930
- Catalogue général de la librairie française : continuation de l'ouvrage d'Otto Lorenz. [2], [Tome XII-XXVII]. Table des matières des tomes XIV et XV, 1891-1899 / rédigé par D. Jordell -Librairie Nillson (Paris)-1892-1920
mardi 3 janvier 2012
Fosse XI
Le 6 avril 1949 à 6h56 à la fosse XI de Grenay. Une violente explosion de canalisation d’air comprimé, suivi d’un coup de poussière au jour !!! 32 victimes !!!
Catastrophe oubliée ? peut-être.. Mais, Il faut se remettre dans le contexte de l’époque : nous sortons de la guerre 39-45, des grèves de 48, il faut produire….
Nous ne pouvons plus les oublier. Nous nous devons de réparer cet "oubli" qui a entouré leur mémoire depuis de trop nombreuses années en leur rendant hommage.
Un panneau commémoratif sera posé sur le mur de la fosse 11 de Grenay le 6 avril 2012 à 18 heures, avec une cérémonie officielle rendant hommage à ce travailleur libre de nationalité allemande, mort suite à ses nombreuses brûlures et ces 31 ouvriers brûlés et blessés…. (Dont 7 trieuses de 18 à 23 ans dévisagées et marquées à jamais)
samedi 31 décembre 2011
Bonne Année
Le Cercle Historique de Grenay
vous souhaite à toutes et à tous santé, prospérité et que vos projets se réalisent pour cette nouvelle année 2012
Le 6 avril 2012 à 18 heures, rendez-vous à Grenay Fosse XI, pose d’une plaque souvenir en hommage aux 32 victimes de la catastrophe de 1949. Réparation sera faite !!
dimanche 6 novembre 2011
DVD de photos de Classe
Nous avons eu de nombreuses demandes de DVD de l’exposition sur l’école de Grenay, nous avons donc décidé d’en tirer une nouvelle série et de les mettre à nouveau en vente.
200 photos de classe de Grenay de 1897 à 1997 au modeste prix de 5 euros
Vous pouvez nous le commander par mail ( bullygrenay@yahoo.fr) et le retirer à la mairie annexe de Grenay auprès de Grégory, ou bien sûr vous l'envoyer.
Le bulletin n°1 est toujours à disposition au prix de 4 euros


































